[Background] Zaris-Tothe, dite "La fille aux offres."

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Message par Zaris-Tothe le Mar 23 Fév - 2:36

(Ce sujet peut accueillir les commentaires.)

« Il y a certain voyage qui par les éléments complexes mis en cause ne permettent pas de savoir d’où on vient et où l’on va. Le temps et l’espace sont ces éléments qui mettent à l’épreuve la moindre entité vivante. Soumis à leurs dictats, la plupart des gens qui peuvent en témoigner doivent se conduire de la même façon - avancer toujours avancer sans jamais se retourner – sans aucune possibilité d’y échapper.
Cependant, comme le monde est fait d’exception, de tout et de son contraire, de rares êtres, discrets mais néanmoins pénibles - si vous avez la malchance de devoir les affronter - voyage sur un plan différent de la masse.
»

- Hum, ça m’a l’air pas mal pour débuter mon livre.

Une franche pointe de satisfaction laisse place, sur le visage de la jeune mais néanmoins expérimentée xélor, à une expression bien pincée d’irritabilité.
Il pleut maintenant depuis des heures et même si la toile tendue au dessus d’elle en peau de porkass la protège, le son, lui, fait bien ce qui lui plaît. Les clapotis à peine perceptibles il y a encore peu, viennent parasiter le flot de pensée de ce petit bout de femme.
Irrémédiablement perturbée mais tout aussi profondément penseur, elle s’esclaffe :

- Voilà tout ! J’aurai bien voulu poursuivre mais je sais trop bien que ce qu’il ne vient pas naturellement ne pourra pas avoir sa place par la force.

Ce qu’elle surnomme « Le Pavé de l’Histoire » n’est  qu’un carnet de voyage sur lequel est disposé un ornement spécifique, à la fois végétal et animal, d’une bizarrerie sans nom pour le non expert.
Elle le range sur le côté de son sac avant d’étendre sur elle sa cape bleue argent faisant office de couverture. La nuit sera sans nul doute longue et reposante, tant il lui convient à merveille d’apprécier l’esprit clair et ouvert, toutes les subtilités du monde s’imposant à elle. Un iop aurait sans doute dit simplement – chaque chose en son temps – mais des iops, elle n’en a pas vu depuis longtemps. C’est dans la pensée toujours nostalgique de ceux qu’elle avait laissé il y a de cela 4 ans déjà, qu’elle s’endort, l’esprit serein et la tête posée sur le coup de sa dragodinde chérie, Prunelle.

La nuit fut comme souhaitée. La pluie s’est arrêtée vers 5 heures du matin permettant à un quasi régiment de pious d’entonner leurs gargarisassions si mélodiques. Les yeux toujours fermés, son capuchon déposé sur la nuque, Zaris déclare comme à son habitude telle des paroles saintes :

- Une journée qui commence en musique, sera une bonne journée.

Aujourd’hui est une journée particulière car elle rend visite à son frère jumeau passant logiquement quelques semaines de vacances à cette période de l’année en Sufokia. Ce qui ne manque pas de toujours agacer Zaris, puisque, lorsque l’on a la chance de pouvoir vivre dans un lieu aussi paisible que Pandala, on ne cherche pas à s’enfuir dès que les finances le permettent.
Cela étant dit, son frère ne lui réserve rien d’autre de désagréable et c’est bien pour cela qu’elle est restée en bon terme avec lui. Cette rencontre est pour elle le parfait complément à cette solitude voulue, deux opposés qui finalement se mélangent aussi savoureusement que peut être l’association du sucré et du salé. C’est ainsi qu’à la veille de chaque rencontre elle s’entend dire sérieusement que s’il n’avait pas été son frère, il aurait été un mari des plus appréciables.
Nullement question de se hâter, le pas lent et posé de celle qui sait où elle va, tantôt à ses côtés tantôt chevauchant Prunelle, Zaris s’approche de Sufokia. Le soleil s’installe puissamment laissant place malgré tout à une brise marine s’engouffrant dans son épaisse chevelure d’un bleu profond.

C’est alors, comme pour la sortir de son ataraxie, de la fumée semble s'élever depuis le dernier village précédent Sufokia.
Tout d’abord prise pour son sens naturelle de la fuite, sans franchement savoir pourquoi, elle poursuit sa route vers ce qui fait naître maintenant de l’inquiétude.

- De la fumée, ça ne m’inspire rien de bon. Et toi Prunelle ?
Il n’y a pas de fumée sans feu et le feu, je n’aime pas ça. Ça détruit et dénature tout.

Tout en grimaçant, elle pose la main sur ce qui ressemble à un visage mais caché par des morceaux de tissus épousant presque à la perfection ses contours.
Le stress fait son apparition. Les bras de la jeune femme commencent à se raidir, tirant sur les rennes de sa monture, la faisant s’arrêter.
Soudain, un flot de souvenir déferle dans son esprit.


Dernière édition par Zaris-Tothe le Sam 27 Aoû - 16:54, édité 2 fois

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Message par Zaris-Tothe le Mar 23 Fév - 2:40

Nous sommes tous unique. Tous avec des pouvoirs, certains plus puissants que d’autres mais nous restons mortels et donc soumis aux même forces morales et spirituelles.

« Courir, Zaris-Tothe ne fait que cela depuis maintenant quelques jours. Elle fuit une horde de créanciers malfaisants et entourée du sang de la planète, la lave en fusion.
Prise entre ces deux forces colossales elle ne peut que se retrancher derrière la magie de son dieu dont elle a épousé la cause, épreuve après épreuve, doute après doute.
Usant d’une flopée de ralentissements, n’hésitant pas non plus à invoquer des cadrans aveuglant alors ses poursuivants, elle saute de pierre en pierre jusqu’à ce qu’un mur de lave se dresse devant elle.
Coincée devant l’irradiant obstacle, elle se retourne et fait face à la meute – des roublards, des écaflips et quelques énutrofs – alignée presque harmonieusement, noyée dans un sentiment haineux commun.
Le temps ne peut plus laisser place à la discussion, toutes plaidoiries proscrites. C’est le temps des actes violents menant à la destruction. C’est le temps du fatal, de l’extinction, de la mort.
Son cœur cogne à presque en sortir de son logis. Ses yeux grands ouverts, rouges presque au sang, tant la chaleur et la sueur perlant à leurs surfaces les irritent. Son regard voyage frénétiquement dans toutes les directions cherchant une issue, une solution.
Puis vient l’idée, le sort ultime. Les yeux, en un éclair mi-clos, le sourire en coin,  elle baisse légèrement la tête, lève la main pour l’agiter en guise de « au revoir » et se téléporte à travers le rideau de lave.
C’est alors que le danger imminent permit par l’inconnue expose la xélor à l’inextricable retour de bâton.
Elle réapparaît bien trop près d’une autre chute de lave exposant une partie de son corps aux braises rougeoyantes. La monumentale douleur l’enfonce subitement dans un prompt coma, un espace vide pour donner naissance à une nouvelle vie.
»

Zaris émerge de ce douloureux souvenir et fait face à cette colonne de fumée éventrant le paysage.

- Je n’irai plus jamais dans les entrailles de la terre. En attendant, passons notre curiosité Prunelle.

La rosée du matin déposée sur les champs alentours luit sous le soleil, aveuglant par moment la marche devenue plus active  de la jeune femme.
A mesure qu’elle se rapproche, certains détails jusqu’alors imperceptibles apparaissent.

- Par les dieux ! Qu’est-ce qui se passe ?

Le village n’est ni désert ni en proie à la folle agitation. Quelques personnes finissent d’éteindre un feu s’étant déclaré sur une modeste bâtisse alors que vient aux oreilles de la maîtresse du temps des sons sourds, contenus, des mélodies courtes se répétant pour certaines.
Ayant dépassé la première maison marquant l’entrée du village, Zaris ne parvient toujours pas à localiser ces sons étranges même si elle remarque des scintillements se dégager des portes et fenêtres de la plus belle du village.

- Il y a de la magie, là-bas.

Alors qu’un habitant, le visage marqué par le combat avec les flammes lance un ultime sot d’eau, Zaris descend de sa monture et l’attache à une barrière.
Les quelques personnes peuplant les alentours deviennent presque comme des statues.
L’épreuve qu’ils viennent de subir les a arasé. Immobiles, envahis par la fatigue et le désespoir ils ne prennent pas conscience de l’arrivée de la voyageuse. Cette dernière se rapprochant des murs abritant les mystérieux sons commencent à dévoiler quelques choses de connues.
Même si l’odeur de brûler la maintient dans un état de stress prononcé, elle reste inexorablement guidée par ces petites mélodies.
Alors qu’elle s’apprête à franchir le pas de la porte, la révélation s’impose.

- Eniripsa ! Nom d’une cawotte de Tiwabbit !

L’expertise et la complexité des mélodies ont maintenu Zaris dans ce genre d’ignorance qui la rend si malheureuse. Lorsque quelque chose est familier mais qui reste tout aussi imprononçable qu’indéfinissable.
A mesure qu’elle rentre dans la maison, l’alliance des lueurs avec les mélodies transforment l’ambiance jusque-là, stressante et destructrice, en atmosphère paisible et presque joyeuse.

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Message par Zaris-Tothe le Mar 23 Fév - 2:41

« L’âge n’est qu’un simulacre, au plus profond de soi, il n’y a de vif et de vrai que son enfance et sa jeunesse. » D’Jack Feu Rhon.

« Il y a une chose, en plus de la musique au réveil qui met Zaris en joie, c’est l’odeur venant de la boutique familiale, ces pains et brioches juste cuites. Le plaisir tout simplement divin de goûter les premières créations paternelles est bien plus qu’un privilège et même si rien ne peut changer ce qui est une habitude, n’en étant pas vraiment une, tant chaque matin offre son lot de bouchées succulentes à endolorir ses glandes salivaires. C’est la recette magique d’un père ayant trouvé par chance le moyen de sortir du lit sa fille chérie. Par la suite, les affaires et le goût des clients faisant, il a mis en création star - ses miches de pains briochés - dont maintenant tous raffolent.
Les affaires ne sont pas un problème, la vie leur offrant les meilleures joies ainsi qu’un fils jumeau, incontournable reflet d’une mère rêveuse et poète.
Niccav, petit bout de choux à la chevelure, égale à un buisson en guerre avec l’harmonie, est teinte comme sa sœur, un bleu intense et profond.
Il est, déjà tout jeune, inspiré et réfléchi même si jeunesse faisant, l’erreur et les contre-sens ne lui sont pas évités ce qui donnent lieu à de franches moqueries d’une sœur à ses heures, franchement mesquine. Ce qui est en soi un fait de jeunesse, tant les deux chacun à leur manière sont habités par le sens du juste mot.
Maman, quant à elle, est perchée dans son arbre favori, rêvant ou méditant – cela dépend du besoin du moment – dans l'attente du marchand de farine bouclant ici sa tournée hebdomadaire.
Il faut pourtant ne pas se tromper, le plus important n’est pas là où on le croit. Cette femme épanouie, sadida de son état, a été l’élève de l’école des « Scribes et libres penseurs de la Grande nourricière ». Cette structure, désormais institution, a permis à toute un peuple d’asseoir son image saine et juste, basé sur les valeurs de respect et de fusion avec la nature.
»
Extrait de « Le Pavé de l’Histoire ».

Il y a bien une chose qu’elle n’aime pas interrompre, ce sont les incantations d’un éniripsa soignant une personne blessée. De plus, l’atmosphère paisible et protectrice ne laisse aucun autre choix que celui de rester immobile et d’apprécier.
L’intensité des rayons lumineux provenant des mains du soigneur ainsi que la douce chaleur, diminuent. Ce dernier tend la main à une personne allongée sur le sol, semble-t-il la bourgeoise résidant ici.

- Voilà. J’ai terminé. Vous avez eu de la chance que je passe par ici. Prenez votre temps pour vous lever. Je vais aller voir ailleurs si je peux aider.

Le petit être se retourne et voit inscrit dans le contre-jour de la porte, la silhouette de Zaris.
Cette dernière s’avance et se présente.

- Bonjour. Je me nomme Zaris-Tothe, disciple de Xélor. Que s’est-il passé ?
- Salutations. Je suis Nicedem-Not, élève à la Leppar Institute et assistant d’un de ces enseignants, Niccav-de-Leppar. Je suis venu comme tous les jours de Sufokia pour voir ma tante malade mais j’ai été surpris de voir que le village venait d’être attaqué.
- Niccav ? C’est mon frère !
- C’est un honneur, madame. Suivez-moi si vous voulez, je vais voir s’il y a d’autres blessés.

Grimaçant après avoir entendu un des mots sur lequel elle coince - madame – elle engage le pas de l’éniripsa. Peu à peu, ils voient des gens sortir des maisons, hagards.
Quelques enfants accrochés aux mains de leurs mères et des hommes assis ou à genoux contemplant droit devant eux un spectacle si bouleversant.
Zaris s’approche d’un homme appuyé les deux mains sur une poutre, comme pour la soutenir.

- Bonjour monsieur. Que s’est-il passé ?

L’homme se retourne et, le regard vide, s’adresse à celle qui tente de le ramener à la réalité.

- J’ai commencé par entendre des cris puis tout à commencer à brûler, rapidement…si rapidement.

Comprenant que l’homme ne peut pas lui être d’une grande utilité, Zaris se retourne à la recherche de quelqu’un qui a tous ses esprits. Elle voit alors Nicedem lui faire signe et s’en approche.

- Cette femme a vu cinq roublards rentrer dans la maison où nous étions à l’instant puis en sortir rapidement. Ils sont partis puis revenus quelques minutes plus tard, lançant des bombes sur les toits et les murs.

Nicedem, les mains sur les hanches, explique l’air soucieux qu’il doit rentrer en Sufokia, rendre compte de ce qui vient de se passer.
C’est ainsi, en introduction au séjour près de son frère, que Zaris accompagnée de Nicedem se dirige vers la magnifique cité côtière.

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Message par Zaris-Tothe le Mar 23 Fév - 2:42

«En voyage, un gai compagnon est une chaise roulante.» Joe le Loup.

«Il est devenu fréquent lorsque l’on se rapproche des villes et cités de tomber sur ce genre de scènes où la violence et la destruction s’opposent à la civilisation. En cela, le voyageur en quête de paix intérieur sait combien il est important d’éviter les villes et surtout les villages. Ces derniers éloignés des centres administratifs ont une défense négligée laissant la possibilité aux bandits et autres gougnafiers d’enrichir leurs bourses et marquer les esprits comme pour les préparer à la prochaine fois. Il convient lorsqu’on s’y expose d’être prêt.»
Extrait de « Le pavé de l’Histoire. »

Zaris marche aux côtés de Nicedem en silence. Sur son visage, un rictus marque le contraste avec une mine habituellement fermée. Quant à lui, l’éniripsa affiche une certaine tension. La conséquence évidente et immédiate des événements venant de se passer.

- Vous savez…J’ai du mal à comprendre pourquoi les gens persistent à rester en dehors des grandes villes. Ils continuent de se faire maltraiter, dépouiller mais ils restent, un peu comme ces dragomules qui refusent d’avancer quoiqu’il arrive.

La xélor change sur son visage l’expression de bonne humeur pour clairement et subitement adopter son air habituel, celui qu’elle prend lorsqu’elle réfléchit et répond au jeune soigneur.

- Les gens sont dans des états spécifiques qui, les nuances si diverses les individualisant, ne permettent pas forcément à première vue de dégager une logique. Les gens sont plus complexes que leurs actes.
- Heu…moui si vous le dites.

Nicedem hésite à demander plus ample explication tant les mots de la xélor lui paraissent compliqués.
La chaleur s’ajoutant à cette nouvelle ambiance pesante, la conversation ne parvient pas à prendre forme. Cependant, la maîtresse du temps apprécie la compagnie du jeune élève. Qui a dit qu’il faut absolument parler ?

- J’ai hâte d’arriver. L’air marin permettra un peu de se rafraîchir même s’il ne pleut pas.

Zaris ayant compris qu’il ne fallait pas essayer de maintenir la conversation, essaie de parler du temps, sujet si commun, sans pour autant y parvenir.
Sans franchement installer une tension, les deux êtres semblent convenir qu’un silence de courtoisie est bien moins risqué que de plonger dans la confusion et la maladresse.
Perturbée, tant elle peut être si communicante et ouverte, Zaris ne comprend pas.
N’est-elle plus en phase avec les gens ? La distance qu’elle a mise avec la civilisation l’a-t-elle éloigné à ce point des centres d’intérêts communs ?
Alors que les deux compagnons arrivent à Sufokia ; depuis maintenant quelques minutes, la franche odeur de la faune marine exposée sur les étals vient caresser leurs narines.

- Arf, une odeur pareille ça ne s’oublie pas. Dis Zaris comme on vomit la bouchée de trop.
- J’aime bien, personnellement. Enfin la, c’est vrai que l’odeur est prononcée mais d’habitude c’est plus agréable. Cela dit, vu comment il fait chaud je vous déconseille de manger du poisson.

Une flopée de souvenir émerge de l’esprit de Zaris, son enfance, sa jeunesse faite de contraintes mais aussi de découvertes et ses choix, ses fameux choix qui pour chacun, dessine une ligne de vie.

- Les cours de votre frère finissent, si je ne me trompe pas dans deux heures. Vous allez avoir du temps devant vous.
- Oui, je vais sans doute me trouver un coin tranquille sur la plage ou sur un ponton.
Je suis bien heureuse de t’avoir connu Nicedem. Je te souhaite le meilleur pour la fin de tes études.

Un peu tendue, Zaris essaie de se libérer de la compagnie de Nicedem, au demeurant fort agréable.
Il lui vient à l’esprit que le problème vient d’elle car la solitude ne permet pas d’entretenir des rapports normaux avec les êtres vivants et lorsqu’il doit y en avoir, on ne sait plus comment faire.
C’est alors la porte ouverte aux maladresses et mensonges puisque Zaris ne supporte pas le soleil.
Sans être une généralité propre aux xélors, elle est un peu comme les srams appréciant les ombres et même l’obscurité. C’est d’ailleurs la nuit, même si elle est fatiguée, que l’inspiration lui vient.
Après avoir regardé l’éniripsa partir, Zaris s’installe sous un parasol au niveau de la façade nord de la maison de son frère. L’ombre et la fraîcheur y est maximum. Soulagée d’être de nouveau seule mais néanmoins satisfaite de cette rencontre assez agréable, elle s’endort avec comme fond sonore, une escadrille de mouettes mettant le cap sur Frigost.

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Message par Zaris-Tothe le Mar 23 Fév - 2:43

Niccav chérit sa sœur d’une façon faussement introvertie. C’est ainsi, comme pour garder les bonnes habitudes, qu’il la sort de sa sieste grâce à un coup de pied bien placé dans les pieds de la chaise longue sur laquelle s’est endormie sa jumelle.

- Ce n’est pas la douceur qui t’étouffe !
- Excuse-moi, ma chère, je pensai te rendre service. Je connais si bien ta conception tout à fait particulière du temps, ce temps qui passe.
- Mouai…

Se levant doucement, elle se rapproche de son frère qui lui tend les bras.

- C’est bon de te voir, p’tit frère.

Se serrant dans les bras l’un de l’autre, leurs regards se croisent livrant de tendres sourires.

- Tu sais, chère sœur, je ne suis pas si petit que cela.

La maturité, avec le temps, a effacé une blessure qui a opposé dans une longue querelle Zaris et Niccav. Plus jeunes, un conflit a éclaté autour de la question – qui était le plus petit de l’un et l’autre ? -. Il s’était fini lorsqu’était devenu officielle que la taille se mesure des pieds à la tête et non pas jusqu’à la pointe des ailes. Niccav a eu du mal à l’accepter, se sentant ainsi clairement en infériorité par rapport à sa sœur mais surtout aux regards des autres qui ne manquaient pas de lui faire remarquer.

- Tu es en avance cette année.
- Et pourtant lorsque j’étais à vue de Sufokia, je suis arrivé dans un village qui venait de subir l’assaut d’un groupe de roublards. J’ai d’ailleurs rencontré l’un de tes étudiants, fort efficace, au passage.

C’est en suivant Niccav qui rentre dans sa maison que Zaris découvrit le nouvel agencement de la pièce principale. Un mélange d’étagères dans différents types de bois, certaines d'entre elles presque noires et d’autres beaucoup plus claires. Au centre de cette espace dédié à la science, Niccav a aménagé une table massive sur laquelle est disposée des fioles rangées et d’autres plus grosses bouillonnantes et fumantes contenant des liquides colorés et contrastés de toutes les couleurs.
Une odeur étonnamment fruitée semble résider à demeure ajoutant une note positive à l’atmosphère déjà très lumineuse grâce à une verrière carrée occupant une grande partie du centre du toit en pierre claire.
En étant à l’entrée de la maison, au fond à gauche de la pièce, il y a quelques marches amenant sur une pièce en contre bas. Encore plus lumineuse grâce à son toit identique à la pièce principale mais surtout avec des baies vitrées parcourant tous ses murs exposant tels une gigantesque peinture, l’océan à perte de vue.

- Ta maison est vraiment magnifique, fréro ! Mais je ne comprends pas comment tu fais pour avoir une atmosphère et des paysages inspirant tant la liberté et ne pas pouvoir en profiter en mordant à pleines dents tout ce qu’elle a à offrir. Rien que d’y penser ça me frustre.
- Je comprends bien ce que tu veux dire sœurette mais il faut croire que j’exprime ma liberté dans le don que je développe. La liberté ne doit pas forcément s’exprimer simplement comme le vent dans les voiles d’un bateau ou plus communément comme l’expression du moindre de ses désirs. La liberté représente le libre choix, une marge de manœuvre. Il convient alors à chacun d’effectuer une sorte de travail d’alchimiste afin de mettre en harmonie ce que nous sommes et ce qui nous permet d’être ce que nous sommes.

Zaris regarde son frère tendrement. Il lui procure toujours autant de bonnes explications même si cette dernière est pour le moins assez difficile à se représenter.

- Je suppose que tu as faim. Avec ton rythme si particulier tu ne dois pas manger à ta faim tous les jours. J’ai donc toujours en réserve quelques petites potions énergétiques qui combleront aisément les carences que tu affectionnes.

Autour d’un repas simple, frais et surtout équilibré, Zaris et Niccav maintiennent le silence.
Demain, Niccav abordera un point très délicat qui mobilisera toutes les énergies. Il fera tout ce qu’il faut, car cette fois, il ne laissera pas partir sa sœur sans avoir résolu ce qui est, depuis tant d’années, le problème de la famille.

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Message par Chuky-ll le Mar 23 Fév - 8:58

P'tin si j'avais pas un abonnement piscine, j'te jure j'aurais lu
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Message par Zaris-Tothe le Mar 23 Fév - 11:53

T'sais pas nager, naab!

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